Une carrière dans l’Est

En voilà une qui n’inspire absolument pas confiance…

Effondrée en bcp d’endroits, chaotique et surtout très grande, cette carrière a nécessité 3 visites pour en voir le bout sachant que son accès est des plus flippants. Il faut ramper sur 3 m sous 70cm de plafond d’un tunnel comblé et déblayé au minimum et dont visiblement le ciel tient par la force du St Esprit. On passe comme des chats.

A la 3e visite on trouve enfin un autre accès à l’autre extrémité qui demande d’être un peu souple mais entre escalader une grille découpée à son sommet et passer sous un tunnel en cours d’écrasement, mon choix est fait ! L’endroit est des plus égarants avec 2 niveaux qui se chevauchent et se cotoient de bien près par endroit. A tel point que le sol a cédé dans certains coins révélant le niveau du dessous. D’ailleurs celui-ci est accessible à un endroit avec un tunnel qui part en pente douce, encore un tunnel qui ploie sous la pression des roches au-dessus et qui se termine en cul de sac bien loin car le 2e niveau a cédé définitivement. On ressort comme des chats encore une fois car l’endroit est tout sauf rassurant.

La carrière présente sinon des volumes immenses par endroit avec un calcaire grossier extrait manuellement visiblement et qui laisse pourtant des couloirs titanesques de circulation en alternance avec un damier de piliers tournés où le sol est jonché là de débris qui continuent de se détacher du plafond. Les clichés ici montrent un peu le chaotique décor et également les tunnels au formes extrêmement flippantes. On a l’impression que ça va pas tarder à lâcher…Perso je n’y retournerai pas. La Sebillotte présente des symptômes similaires mais quand même…pas à ce point.

Point d’orgue de la visite : la vieille chignole qu’on a lightpainté – (à la différence des p… de tags que l’on voit trop souvent) et qui du coup semble presque irréelle. On s’est bien marrés à posteriori à voir ce résultat pour le moins étonnant.

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