Lostmyname ou comment devenir sourd en 30 minutes…

admin
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Cette soirée-là va rester gravée dans ma mémoire. Déjà pour une raison perso qu’il est inutile d’évoquer dans cet article mais surtout parce que Florimond, un copain qui sort pas mal, m’avait proposé d’aller voir une cops à lui qui chantait dans un bar ce soir-là.

Vingt dieux…j’avais oublié mes boules quiès et je l’ai regretté. On commence déjà par se planter car le bar portait le même nom qu’un autre situé à 500m de là. Après un peu de marche additionnelle, on arrive à l’endroit et ce ‘bar’ – un couloir de 6 x 25, dénudé avec une scène et une fosse – s’offre à nous. Dedans, sans rire, 10 personnes. Et un groupe qui chante. Fort. Très fort.

Le son nous arrive entre 100 et 107db. C’est insoutenable. On ne peut pas parler, on hurle. La serveuse porte des boules quiès. Elle a compris elle. La musique est confuse, mal mixée, assourdissante. On ne comprend rien et ça fait mal aux oreilles – vraiment. Le groupe qui passe porte un nom objectivement à la con : Lost my Name. C’aurait pu être ‘Get Lost’ aussi. C’est du rock à priori mais totalement inappréciable, tellement c’est fort. La salle désespérément vide n’aide pas, elle fait caisse de résonance. Quand ça s’arrête enfin, on respire, on émerge et on se regarde en se disant : ‘Va-t-on tenir jusqu’à l’arrivée de son amie’.

La cops de mon pote s’appelle Ajeya. Enfin c’est le nom de scène. Il est 22H, je me retourne, le bar est plein. Tiens on dirait qu’elle attire plus de monde celle-là. Elle arrive et nous salue. Très jeune apparemment. On échange qq paroles aimables et elle part se préparer. Boum ça démarre aussi fort que l’autre. Cependant on sent que c’est mieux travaillé, plus stylé. Visiblement ça plait, il y a au moins 50 personnes dans le bar. Je ne sais pas si ce groupe percera jusqu’à être signé par un label, mais je m’en fous sur le coup car le son monte.

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Je prends qq clichés et finis par me réfugier au fond, assis derrière un mur de spectateurs pour laisser respirer mes oreilles. C’est juste trop fort quoi.

Une demi-heure plus tard, c’est fini, on la recroise. Je m’aperçois qu’elle est tatouée sur les 2 bras jusqu’au delà des poignets. Et elle fume. 2 choses qu’elle regrettera amèrement dans la prochaine 20aine d’année à venir – et je sais de quoi je parle. Et puis elle devrait manger un peu. La pauvrette est faméliquement maigre. Me rappelle un peu la mannequin brésilienne décédée il y a quelques années par sous-nutrition. Enfin chacun son truc.

En tous les cas, on se sauve finalement après avoir mis nos esgourdes à rude souffrance. Une expérience mémorable mais que je ne recommencerai néanmoins pas de sitôt – faut laisser reposer les tympans !

 

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